Vivre, Ivre, ensuqué de soleil,
Dans ma rue, mon quartier, mon Marseille,
Vivre encore d'un remords, d'un trop tard,
Lambiner sur l'air de mon plus grand départ.
Puis triompher de la lumière,
D'un revenir face à la mer,
Rêver chez soi dans sa poussière,
Sur la mort rouge de l'hiver.
Des murs interdits par des culs de bouteille,
Jardins maudits, mon enfer, mon Marseille.
Mèfi, collègue ! si un balès te siffle,
T'es pas sur ton coin, tu risques une mornifle.
Banlieue perdue, colline aride,
Sur mon chemin, vers le désert,
Dans mon école aux classes vides,
J'envoie des pavés à la mer.
Vivre, Ivre, ensuqué de soleil,
Dans ma rue, mon quartier, mon Marseille.